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info@theatrelavalette.be

Une liaison pornographique

Chères Spectatrices et Chers Spectateurs,

Suite aux décisions du Conseil de sécurité du Gouvernement Fédéral, à partir de ce samedi 14 mars et jusqu’au 29 mars inclus, toutes les représentations d’Une liaison pornographique sont annulées et sont reportées la saison prochaine.

Ce soir, nous maintenons la représentation et nous vous remercions de nous faire savoir si vous annulez votre réservation.

Vos places réservées et payées (abonnement compris) resteront valables pour Une liaison pornographique durant la saison prochaine.

Si vous souhaitez être remboursés, nous vous invitons à contacter la billetterie via info@thatrelavalette.be.

En vous remerciant de votre compréhension, recevez, chères spectatrices et chers spectateurs, nos sincères et meilleures salutations.

Michel Wright & toute l’équipe du Théâtre la Valette

Encore 1 date cette saison,  c’est ce soir  ! 

Une Liaison pornographique 

Philippe Blasband

Pour réaliser son fantasme, elle passe une annonce. Il lui répond et se retrouvent à l’hôtel pour ‘cela’. Une première fois, puis à nouveau et petit à petit les sentiments s’invitent…

Si seul le titre est pornographique, c’est surtout une bouleversante histoire d’amour qui ne s’avoue pas. Une relation faite de sexe mais aussi de non-dits, de pudeur, de tristesse et d’incompréhension. Une liaison ‘légère’ qui plonge deux adultes consentants dans les profondeurs du couple.

L’écriture de Philippe Blasband est éblouissante dans ce huis clos où l’âme humaine est délicatement déshabillée… comme deux amants. Et les deux comédiens donnent merveilleusement corps à ce texte plein de surprises !

Tel un fruit défendu, cette comédie intime transforme le spectateur en voyeur, en amoureux, en poète ou en rêveur…

Une subtile délicatesse à savourer avec beaucoup de tendresse…

Avec : Catherine CONET  et Alexis GOSLAIN

Mise en scène :  Michel WRIGHT

Création lumière & Régie : Frédéric DELHAYE

Représentations du jeudi au samedi à 20h30, le dimanche à 18h, sauf le 22/03 à 16h

Infos & Réservation :

Tél  : 0473/29.17.09 du mercredi au samedi de 10h à 12h

Par mail à : info@theatrelavalette.be

Le mot du metteur en scène : Michel Wright

C’est un des textes les plus étranges qui m’ait été donné de monter. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une pièce de théâtre mais bien d’un scénario de film « adapté » au théâtre. Le scénario a-t-il précédé la « pièce » ou inversement, je ne pourrais le dire.

Un texte très cinématographique donc, extrêmement complexe car elliptique, où chaque mot est mesuré par l’auteur afin de ne révéler que l’essentiel.

Blasband a une écriture fascinante car elle est faite de non-dits, de nuances les plus fines, et révèle avec une pudeur extrême la violence des sentiments, les peurs, les craintes les angoisses et aussi l’amour que sont amenés à vivre ces deux personnages « Elle » et « Lui ».

Ils ne conversent pas, et leur dialogue obéit au code qu’ils se sont fixé de ne se dévoiler en rien leur identité, leur passé, leur avenir… Tout cela reste caché et sera obligatoirement imaginé par les spectateurs.

Ce spectateur est pris à partie, il devient le confident, parfois un voyeur, parfois le psy, parfois un témoin…

Une écriture dramatique d’une délicatesse extrême et qui nous interroge sur ce que peut être une passion, un amour, un fantasme.

Car tout tourne autour de cela, le fantasme ! Et le talent de Philippe Blasband consiste à nous le faire imaginer, car ni « Elle » ni « Lui » ne nous révéleront jamais en quoi consiste ce fantasme purement sexuel.

Un texte sensible, drôle, cru, tragique, intime et passionnant qui nous parle de cet éternel rapport passionné et secret d’un couple assez banal ou improbable.

Philippe Blasband a écrit la pièce Une Liaison Pornographique en 2001, d’après son scénario pour le film éponyme, que Frédéric Fonteyne avait tourné, avec Nathalie Baye et Sergi Lopez, en 1999. Coupe Volpi pour Nathalie Baye, Festival de Venise

 

Philippe Blaband est né en 1964, à Téhéran. Il sera l’élève de Gaston Compère à l’Athénée Royale d’Ixelles. Ensuite, diplômé de montage à l’INSAS, il monte des courts-métrages en film et en vidéo. Il animera des ateliers d’écriture pour des publics mixtes d’ex-analphabètes et d’ex-lettrés, sous la direction de Karine Wattiaux.

Il a écrit et co-écrit des scénarios (courts et longs-métrages) et des sketchs dont : les Vloems, Bob le déplorable, deux de les Sept Péchés CapitauxJohn, la Dinde, La vie, la mort et le foot,  Joyeux Noël Rachid ; Max et Bobo, Thomas est amoureux,  J’ai toujours voulu être une sainte, Le Tango des Rashevski, Nathalie , Irina Palm ,  Quartier Lointain,  Les émotifs anonymes, Tango libre (prix Magritte du scénario), Marie Heurtin. 

Il a écrit :  De Cendres et de fumées (Prix Rossel 1990), L’Effet-Cathédrale, Max et Minnie (Ed. Gallimard) ; Le Livre des Rabinovitch et Irina Poignet (Ed. Le Castor Astral) ; Johnny Bruxelles (Ed Grasset ; L’Enfant qui parlait dans les cocktails ( Ed Climax)  ; Quand j’étais sumo (Ed Le Castor Astral)

Pour le théâtre :  La Lettre des Chats, Une Chose intime (et aussi la mise en scène), Où es-tu Sammy Rebenski?, Jef, Le Masque du Dragon, Les Mangeuses de Chocolat (et aussi la mise en scène), L’Invisible, Une aventure de Simon Rapoport, guerrier de l’espace (et aussi mise en scène), Pitch (et aussi la mise en scène) , Le Village oublié d’au-delà des montagnes, Les Témoins (et aussi la mise en scène), Paternel (et aussi mise en scène), Rue du Croissant, Après Anatole, Les Minutes, Ogresse (et aussi la mise en scène), Tuyauterie (et aussi la mise en scène), Le tramway des enfants (co-mise en scène avec Pierre Sartenaer).

Il a mis en scène les Sept Jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette. Et  écrit et réalisé quatre longs-métrages : Un Honnête Commerçant, La Couleur des Mots, Coquelicots, Maternelle.

 

Extrait

Elle – J’avais ce fantasme que je voulais absolument réaliser… d’habitude vous avez des fantasmes, mais en fait, vous voulez que ça reste des fantasmes, comme… je ne sais pas moi …beaucoup de femmes ont des fantasmes de viols collectifs, mais bon, de là à se faire violer par une demi-douzaine de gros camionneurs – c’est juste un fantasme et ça doit rester un fantasme. Là, non… là, c’était différent.

Lui – Même son prénom : je ne le connais pas. Ni son métier. Je ne savais pas grand-chose sur elle. Enfin, si. Des choses intimes. Non, pas intimes. Des choses sexuelles. Appelons un chat un chat. C’était…une relation sexuelle. Oui…c’est l’adjectif que j’utiliserai. Notre relation devait être purement sexuelle. Devait.